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Une réforme globale qui touche à tous les aspects de nos vies

 

Pour rendre le site plus lisible, j'ai découpé les réformes que je propose en grands thèmes (production, consommation, droit, habitat, nature etc.), un peu comme les chapitres d'un livre.

Mais ce découpage pratique ne rend pas compte des interactions entre tous les thèmes.  Il est nécessaire de bien comprendre que dans notre société, tout est lié. Il est impossible de séparer un domaine des autres. 

C'est un changement systémique qui est nécessaire, un changement qui se répercute sur tous les aspects de notre société et de nos vies.

Par exemple, il est important de comprendre que les difficultés que nous rencontrons ne sont pas que des questions d'argent.

Ce n'est pas parce que les gens gagneront plus d'argent que notre pays et la planète iront mieux. Si l'on veut réussir le changement, il est très important de toucher en même temps à tous les aspects de la société, à sa structure même, à son mode d'organiation et de fonctionnement.

Je ne préconise pas une révolution politique. Il ne s'agit pas d'une utopie ni d'une idéologie de plus.

Les révolutions politiques sont brutales, génèrent beaucoup de violences et de souffrances inutiles et se révèlent finalement inefficaces, car elles reproduisent les comportements qu'elles prétendent transformer.

Je propose la mise en oeuvre d'une réforme globale, raisonnable et déterminée. Pas de simples discours, mais des vrais changements qui interviennent à un rythme raisonnable mais qui se font réellement.  

La première réforme est à faire sur nous-même : se contenter de voter pour Untel et attendre qu'il fasse le travail n'est pas la solution. La première chose à changer, c'est  nous-même, ce qui est loin d'être aussi facile qu'on le croit.

Notre éducation, notre culture, notre histoire personnelle, nos habitudes de pensée et de comportements sont profondément ancrées en nous. Se libérer de ces influences se fait d'une manière progressive, par un effort de chaque jou
r.

Par exemple la fiscalité devrait être changée, c'est une réforme indispensable qui donnerait les moyens de l'action collective démocratique et serait en même temps une manière de répartir justement les fruits de l'activité humaine. Cela suppose de changer la loi, mais aussi de changer le sentiment des gens vis à vis de l'impôt. Celui-ci deviendrait une sorte de don à la collectivité pour réaliser des choses utiles à tous.

Mais cela ne saurait suffire, il serait souhaitable de changer en même temps d'autres aspects de la vie sociale.


Il ne suffit pas de changer les institutions ou les lois, il faudrait aussi changer nos propres comportements, notre manière de vivre, notre manière d'être avec les autres, notre façon d'analyser nos besoins, nos envies et nos motivations.


Il serait essentiel de changer les conditions de la production.
La production, c'est l'activité professionnelle de toute personne qui participe à la création d'un produit utile aux autres. Ce peut être un produit de l'agriculture, de l'élevage, ou un produit industriel (objet fabriqué) ou encore un service immatériel. Les individus qui produisent y consacrent beaucoup de temps et d'énergie, ils y passent une partie de leur vie, il faudrait donc que les conditions de la production soient épanouissantes

  • pour eux
  • pour ceux qui utiliseront le produit
  • pour les autres individus impactés par l'activité.


C'est la production que j'appelle "intelligente".

Il s'agit de rechercher au maximum

  • le bonheur des producteurs (de tous ceux qui contribuent par leur activité à la production)
  • le bonheur de ceux qui vont utiliser le produit ou le service (les clients, les consommateurs)
  • le bonheur des autres citoyens en préservant l'environnement et la nature 


Changer la consommation. Consommer, c'est utiliser un produit (qu'on l'ait acheté ou non). La consommation devrait devenir plus responsable. Aujourd'hui, elle est très largement dominée par l'effort des producteurs qui veulent vendre à tout prix, sans se soucier du bonheur de celui qui consomme. Le marketing force la main aux acheteurs. L'appât du gain, l'accumulation de monnaie, reste le moteur principal de la production. 

Le consommateur devrait apprendre à analyser et à connaître ses vrais besoins, pas ceux qu'on essaye de lui dicter. Chacun, dans son acte individuel de choix, devrait se déterminer en fonction de ses besoins réels qu'on finit par ignorer totalement, pris pas la publicité, ou les effets de mode.

En réalité, le consommateur est le maître du jeu : s'il cesse de demander un produit, celui-ci cessera d'être vendu. Encore faut-il que les consommateurs prennent conscience de leur force. Il est pour cela nécessaire de mettre en place des associations de consommateur fortes, des formations à la consommation responsable. Bref, il y a un effort à faire par chacun de nous, aidés par l'action publique citoyenne et démocratique
.


Un autre élément important serait de changer les lois
et leur mode de fabrication : il y a trop de lois, elles sont incompréhensibles, plus personne ne s'y retrouve. Tous les citoyens devraient être en capacité de connaître et de comprendre les lois de leur pays.

Les Français doivent savoir ce qui est interdit et pourquoi, ce qui est autorisé, mais aussi ce qui est conseillé. Le droit actuel est trop binaire, il faudrait se donner les moyens d'une plus grande souplesse de manière à ne pas enfermer le citoyen ni dans des interdits que l'on est incapable de faire respecter, ni dans des contournements de la loi par les initiés.

Le droit devrait de ce point de vue devenir pragmatique, expérimentateur et capable de se corriger en fonction de l'atteinte des résultats voulus par le législateur ou l'exécutif et attendu par la population.

Le législateur ne devrait pas hésiter à expérimenter, à engager les individus à modifier leurs comportements dans telle ou telle direction, en un mot, à faire de la pédagogie. Il faudrait aussi cesser de traiter les gens par le mépris en alternant les caresses (exonérations fiscales, subventions) et les coups (amendes, prisons).

Infléchir les comportements individuels et collectifs, inciter par le dialogue à une acceptation des nécessités de la vie collective au sein d'une nature fragile, voilà le vrai sens du droit.
  


Il serait bénéfique de redynamiser la démocratierevenir à la démocratie directe à chaque fois que possible. Les techniques de communication modernes rendent possibles des consultations en temps réel. 

Je ne suis pas favorable à la suppression de tout système de représentation, mais notre système actuel ne fonctionne plus du tout : il y a un fossé énorme entre les élites politiques et les individus qui composent la société. Les citoyens de base devraient être sollicités non pas pour faire un sondage de plus, mais pour prendre des décisions, pour valider ou non des propositions.

Il serait nécessaire de prévoir un dépoussièrage de nos modes de scrutin et plus largement des élections et de la manière dont les citoyens peuvent exprimer leur volonté d'orienter la société


Nos institutions soit-disant démocratiques sont à revoir dans leur rôle et leur mode de fonctionnement. La Justice devrait être transformée en profondeur, pour devenir plus simple, plus rapide, plus efficace et centrée sur la réparation des dommages et non plus sur la punition dont on voit bien qu'elle est inefficace.  


La protection de la nature devrait être au centre des actions de l'individu dans son rôle de producteur, de consommateur et d'être vivant au sein d'une nature dont il fait partie. Cela implique des changements importants dans notre façon de vivre.

Il faut y travailler : repenser nos modes de production, notre habitat et nos modes de déplacement, notre manière d'utiliser l'eau et de préserver la faune et la flore dans nos activités de loisirs, de consommation et de production
.


Notre approche de la santé devrait être revue, en repensant les lieux de soins, en limitant le recours aux médicaments, en s'ouvrant à d'autres formes de médecine, en s'attaquant aux causes des maladies et pas seulement aux symptômes.

Là encore c'est le bonheur de la personne et de son entourage qui est déterminant. En matière de santé, les rôles respectifs des entreprises privées et de la collectivité publique devront être clarifiés. L'intérêt médical doit primer sur les intérêts économiques des producteurs.


L'éducation devrait devenir permanente et ne pas s'adresser qu'aux enfants, elle devrait devenir pratique et constituer un apprentissage de vie plutôt qu'une accumulation de connaissances théoriques. Apprendre mais en comprenant le sens des connaissances, en découvrant les bienfaits de celles-ci pour l'individu au sein de la nature.

L'éducation devrait être globale ; comporter aussi bien des éléments de pratique culturelle que sportive. Elle devrait développer non seulement l'esprit, mais aussi la sensibilité, les aptitudes corporelles, la capacité à vivre en société. La joie d'apprendre et de développer ses aptitudes serait le moteur de l'éducation.


Une nouvelle morale fondée sur le bonheur du vivre ensemble devrait être promue et enseignée. Il serait bon que chacun puisse fournir un effort personnel pour modifier des habitudes et des comportements enracinés en nous depuis l'enfance.

Le terme de morale peut paraître désuet, mais il me paraît pourtant essentiel que notre société définisse des règles de vie commune respectueuses des autres. Sans cela, il n'y a pas de civilisation possible et le monde devient une jungle où le plus fort écrase le plus faible. 

Les réformes à opérer sont nombreuses et la seule façon de progresser, c'est de s'y attaquer avec conviction pour que chaque changement renforce les autres et fasse ainsi bouger la structure même de notre société. Si les gens perçoivent que des choses changent, ils feront l'effort de changer.

Chaque page du site correspond à un thème particulier, mais tous les changements sont complémentaires et doivent être compris comme éléments d'un ensemble, d'où la notion de réforme globale ou réforme systémique que je propose. 

Il s'agirait évidemment d'une réforme démocratique, non imposée aux personnes, mais élaborée avec le soutien et l'adhésion des citoyens, dans un cadre démocratique. On ne fait pas le bonheur des gens à leur place, on le construit ensemble.

C'est aussi une réforme en boucle : chaque petit changement devrait s'appuyer sur un autre changement qui va lui donner plus de sens. C'est pourquoi il ne faut pas s'arrêter à un seul aspect mais accepter qu'il s'agit d'un tout en mouvement.

Bonne lecture !

N'hésitez pas à faire des commentaires, à aller sur le blog, à écrire des messages, à apporter votre témoignage, à poser des questions dans la foire aux questions. 

J'aimerais que ce site soit un lieu d'échange constructif sur notre vie et la manière dont nous avons l'intention d'agir ensemble pour la rendre plus heureuse.





 




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