Vous voulez améliorer nos vies  ?

Participez au programme 2017 :  "Si j'étais Président, je ferais..."
 

 
 
 
 


 

Liberté, libertés publiques et démocratie

 

Les libertés individuelles doivent être garanties car elles font partie intégrante, dans les sociétés évoluées, des conditions du bonheur humain que je place au coeur de ma réflexion sur l'organisation de la collectivité publique. Je suis, à titre personnel, un farouche défenseur des libertés individuelles et des libertés publiques (liberté d'opinion et de parole, liberté des médias, liberté d'aller et venir, liberté d'association, liberté de s'organiser en syndicat ou en parti). Il n'y a pas lieu de revenir sur ces acquis de notre histoire qui appartiennent à notre culture.

Un individu qui exerce sa liberté est un individu conscient et responsable de ses actes. Les individus qui ont vécu trop longtemps enfermés dans un cadre idéologique ou religieux par exemple, perdent leur capacité d'analyse personnelle. Dès l'enfance, l'éducation doit avoir aussi comme objectif de favoriser l'autonomie des individus et leur capacité à penser par eux-mêmes, à être acteurs de leur destin collectif et individuel. 
  

 

Sur le présent site sont abordés les thèmes sur lesquels la collectivité publique, citoyenne, organisée dans un cadre démocratique, devrait selon moi intervenir pour changer des dispositions existantes dans le but de contribuer au bonheur des individus.

Ces interventions de la collectivité s'exerceraient donc sous le contrôle permanent des citoyens. Ce ne seraient en aucun cas  des interventions étatiques décidées arbitrairement par une sorte d'autorité supérieure opaque composée de puissants, d'une élite de techniciens ou de personnes endoctrinés et dogmatiques
.  

 

L'action publique que je propose est au contraire une action qui devrait s'exercer au plus près des citoyens pour leur cadre de vie, et sous le contrôle des institutions démocratiques. Certaines décisions importantes engageant le pays, la région ou l'agglomération seraient prises directement par les citoyens eux-mêmes.

C'est la raison pour laquelle je ne parle pas de l'Etat, car je pense qu'il serait nécessaire de changer profondément le mode d'intervention des citoyens dans la vie sociale. Pour moi, l'Etat qu'on connaît aujourd'hui en France est une forme d'interventionnisme inadaptée aux réalités d'aujourd'hui et aux besoins des populations.

Aujourd'hui, en France, comme dans la plupart des pays développés, le mot "démocratie" qui signifie "pouvoir du peuple", ne peut plus s'appliquer pleinement à nos sociétés car les citoyens ne décident plus de grand-chose et le mot liberté a perdu de son sens compte tenu des techniques de manipulation des foules

 

Les Etats en général sont confisqués par des oligarchies (pouvoir d'un groupe limité de personnes) qui se détachent complètement des citoyens. Je propose donc un renouvellement complet du mode d'intervention de la collectivité par une relance de la véritable démocratie.

Les citoyens d'aujourd'hui sont tellement conditionnés par le système infantilisant dans lequel nous vivons que l'émergence d'une vraie démocratie prendra un peu de temps car la démocratie, cela s'apprend. C'est pourquoi l'éducation nationale, elle-même rénovée dans ses méthodes, ses objectifs et ses moyens, est un enjeu fort d'un vrai changement dans notre société car elle devrait contribuer à former des citoyens éclairés, capables d'intervenir dans la vie publique complexe d'aujourd'hui

 

De nombreux aspects de la vie ne sont pas évoquées ici, simplement parce qu'ils relèvent des choix individuels de chaque citoyen. Il y a des choses dans notre société qu'il n'y a pas besoin de changer. Je ne propose pas le changement pour le changement. C'est la raison pour laquelle je parle de réformes et non de révolution, il y a déjà beaucoup à faire sans vouloir tout chambouler

 

En matière de consommation par exemple, le consommateur resterait le décideur de ce qu'il achèterait. Simplement, il ne trouverait plus sur le marché français de produits nocifs, dangereux pour la santé, ou polluants et dangereux pour la planète, ou encore exploitant le travail des personnes qui le produisent d'une manière indigne. Cela laisse une très grande place pour une diversité de produits accessibles aux consommateurs.

 

Quand il déciderait d'acheter, le citoyen connaîtrait très exactement le produit qu'il achète, comment il est fabriqué, sa provenance, sa composition, ses risques éventuels pour la santé et la composition du prix de ce produit par une information claire pour tous. Ensuite, à lui de décider, en connaissance de cause de ce qu'il achète ou refuse d'acheter.

Le consommateur serait plus libre qu'aujourd'hui dans ces choix car il n'y aurait plus de taxes sur les produits visant à l'inciter à faire tel ou tel achat. La publicité serait réglementée pour être moins mensongère et moins manipulatrice, même si rien ne remplacera l'esprit critique des citoyens eux-mêmes.

Cette pression publicitaire constante que l'on sent peser sur les comportements des consommateurs uniquement pour que certains producteurs puissent s'enrichir, seraient peu à peu supprimée pour être remplacée par une véritable information du consommateur lui permettant de prendre des décisions responsables dans ce domaine comme dans d'autres. 


La collectivité publique faciliterait le fonctionnement des associations de consommateurs pour aider les citoyens à acheter d'une manière plus responsable, c'est à dire qui n'en reste pas à une impulsion individuelle plus ou moins manipulée par les techniques de marketing, mais qui intègre dans sa décision des considérations plus générales (impact sur la santé de l'utilisateur, impact sur l'environnement, utilité réelle du produit, impact social par le mode de fabrication du produit)

 

C'est trop rarement le cas aujourd'hui.

Il faut aussi être vigilant et la liberté n'est pas acquise pour tous les êtres humains : elle se mérite par un comportement moral, par une éthique qui doit se manifester dans tous les actes de la vie. Pour les individus qui ne respecteraient pas les lois, les règles et l'éthique partagée par l'ensemble des citoyens, des restrictions de liberté seraient nécessaires, elles seraient déterminées par la Justice dans le cadre des réparations que l'auteur d'un acte contraire au bonheur des autres auraient à fournir.

Même si l'objectif doit être maintenu de développer les sciences humaines pour essayer de prévenir l'apparition de comportements déviants et criminels, en attendant des résultats probants, la seule manière de protéger la vie et les biens de personnes reste la restriction de la liberté d'agir de certains être humains. Ce serait le travail d'une Justice réformée que de tendre vers une justice à la fois de réparation des dommages et de protection de victimes potentielles.

D'autres menaces pèsent sur nos libertés : le poids grandissant de l'informatique et la confiscation des systèmes de communication par des sociétés mercantiles qui détiennent désormais un pouvoir immense par leur main-mise sur l'information, est à prendre au sérieux.

La collectivité publique va devoir s'oganiser au plan international pour mettre en place des outils indépendants du pouvoir de l'argent afin de proposer aux êtres humains des outils fiables, neutres, ne cherchant pas à influencer leurs comportements. A ce jour, rien n'est fait dans ce domaine et c'est un grand sujet d'inquiétude. Les êtres humains sont de plus en plus dépendant des technologies de transfert d'images, de textes, de musiques, et d'informations et ne s'en rendent pas compte.

 

 

Egalité

 

L'égalité en droit des citoyens, et notamment des hommes et des femmes est un principe qu'il conviendrait de conserver et de renforcer quand c'est possible. Le minimum serait d'appliquer la loi sous le contrôle de la justice. Je propose d'autre part une réduction importante des inégalités sociales et économiques par une profonde réforme de la fiscalité.

La suppression totale des inégalités économiques me paraît utopique et l'imposer (à supposer que ce soit possible) reviendrait à créer un chaos dont rien ne sortirait de bon, si ce n'est une guerre civile, des souffrances et finalement un retour à des inégalités encore plus fortes. Je ne suis pas favorable à une révolution car l'histoire montre que toutes les révolutions se retournent contre le peuple et remplace un oppresseur par un autre système d'oppression
.

 

Les individus n'ont pas les mêmes besoins matériels : certains se contentent de peu pour être heureux, d'autres ont besoin de plus de biens matériels. Certains vont donc consacrer plus d'énergie et d'activité professionnelle pour pouvoir disposer à titre personnel de plus de biens matériels. Ce sont là des choix individuels qui ne me posent pas de problème particulier après tout, c'est une question de goût et de philosophie personnelle de la vie. Personnellement, je n'envie pas du tout les gens riches ! L'accumulation sans fin de biens matériels n'apporte pas le bonheur.

Ce qui me gêne, c'est le fait que certaines personnes s'enrichissent d'une manière immorale, en volant les autres, en spéculant, en bénéficiant de réductions fiscales, en faisant fructifier de l'argent qu'ils n'ont pas gagné par leur travail. Il n'est pas sain que l'argent aille à l'argent et que des écarts de rémunération aberrants soient constatés (certaines personnes gagnent 400 fois le salaire minimum garanti).

Les réformes que je propose devront changer cela et "moraliser" les rémunérations et revenus. La lutte contre la corruption, la fraude fiscale, l'escroquerie, la spéculation sera donc une des priorités de l'action de la collectivité publique et démocratique qui doit protéger l'intérêt général contre l'intérêt égoiste de quelques-uns.

Le terme de "lutte" a cependant une connotation guerrière qui ne correspond pas à la manière la plus souhaitable de changer les comportements humains. Il s'agit davantage de convaincre, de former, d'éduquer que de contraindre, même si dans un premier temps, des mesures coercitives se révèlent nécessaires face à des comportements trop éloignés de l'éthique solidaire que je préconise.

 

Dans le cadre de la réforme que je propose, les écarts d'accès aux biens matériels seraient réduits par une fiscalité progressive, et surtout, l'argent jouerait un rôle de moins en moins important dans le bonheur des gens du fait que certains biens essentiels pour la vie seront placés "hors commerce".

Il faudrait par exemple renforcer l'égalité en matière de santé, en matière d'environnement, en matière de conditions de logement et d'accès au travail, aux loisirs, aux sports, à la culture, à l'épanouissement personnel grâce à une vie affective et sexuelle équilibrée. Il ne s'agit pas seulement de créer de nouvelles lois (le plus souvent inappliquées), mais d'atteindre cet objectif dans les faits.


Par ailleurs, il serait normal de "moraliser" les revenus en argent en interdisant la spéculation et l'enrichissement qui ne correspond pas à une véritable création de bien ou de service pour autrui. Enfin, il faudrait s'attacher à permettre à ceux qui sont aujourd'hui démunis et fragilisés, d'accéder à un minimum non pas d'argent, mais de biens et de service leur permettant de vivre en satisfaisant leurs besoins vitaux et ainsi de conserver leur dignité et de réactiver leur possibilité de repartir du bon pied dans la vie

Ce qui me paraît fondamental, c'est de promouvoir l'égalité des êtres humains dans leur accès à la satisfaction de leurs besoins vitaux (santé, habillement, nourriture, logement, culture et formation, activité professionnelle, vie sociale et affective, libertés).

 

Fraternité

 

Aujourd'hui, la fraternité est une qualification difficile à appliquer à notre société. Il suffit d'observer le comportement souvent agressif des automobilistes pour s'en convaincre. Il serait bon, pour favoriser le bonheur des gens, que cette notion de fraternité et de convivialité redevienne un des fondements de notre vie sociale et économique.

Avant d'être un archétype social (appartenance à une classe sociale, à un groupe, à une tribu), l'être humain est d'abord et avant tout un être humain profondément semblable aux autres êtres humains et qui a besoin de ses semblables pour bien vivre. Peut-on être heureux lorsqu'on est entouré de gens malheureux ? Peut-on trouver le bonheur si d'autres êtres humains souffrent que nous pourrions aider ? 


La démonétisation de notre société que je préconise, est un élément important pour favoriser la fraternité, c'est à dire le geste gratuit envers autrui, la bienveillance. Mais cette nouvelle approche suppose une prise de conscience collective et l'éducation aura un rôle important à jouer pour favoriser la qualité des relations entre les individus.

Face aux défis du monde, nous aurons bien besoin de la fraternité des autres, de la solidarité, de la générosité. Le travail d'équipe, la complémentarité, le respect de l'autre à travers ses différences superficielles, la recherche de ce qui nous relie aux autres êtres humains de la planète, voilà la fraternité qu'il faut promouvoir. 

Il est nécessaire de reconstruire une société de complémentarité et d'entraide en lieu et place d'une société de concurrence destructrice.



 




Créé avec Créer un site
Créer un site